Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Rodez

Rodez

ja:ロデズ Rodez Catégorie:Préfecture Rodez est une commune française, située dans le département de l'Aveyron et la région Midi-Pyrénées. Son nom occitan est Rodès. Les habitants sont appelés Ruthénois. La cité historique a 26 000 habitants. Avec les huit communes voisines, la communauté urbaine du Grand Rodez compte 48 930 habitants. Rodez compte 2 000 étudiants. C'est la première agglomération du département.

Géographie

habitants

Histoire

Rodez est une ville deux fois millénaire : son existence remonterait au , lorsqu'une peuplade celtique d'Europe centrale, les Ruthènes, s’arrêta au sud de l'Auvergne pour fonder l'un de ces oppidums caractéristiques de la civilisation gauloise. Sous l'occupation romaine, l'oppidum prend le nom de Segodunum (« La colline de seigle ») en raison de son édification au sommet d'un piton. Le fait ruthène demeurait une réalité si incontournable qu'au Bas-Empire la ville fut baptisée la Civitas Rutenorum ou ville des Ruthènes, puis Ruteni et finalement Rodez. Alors que le christianisme se répandait dans la foulée de l'action évangélisatrice de Saint Amans, la ville n'échappa pas aux troubles des temps barbares qui suivirent la chute de l'Empire romain.

Un riche passé

Rodez a été successivement occupée par les Wisigoths, les Francs, les armées des ducs d'Aquitaine et des comtes de Toulouse, ainsi que par les Maures, qui l'investirent en 725 et mirent à bas l'église antique. Plus tard, ce seront les Anglais qui l'investiront lors de la guerre de Cent Ans. Mais l'histoire de la ville resta marquée durant longtemps par une intense rivalité entre les comtes de Rodez, maîtres du Bourg, et les évêques de Rodez, maîtres de la Cité. Une muraille délimitait les deux secteurs, ce qui en fait un exemple précoce de ville divisée par un mur ! Chaque communauté avait un hôtel de ville, ses consuls, une administration propre ; chacune rivalisant de puissance, de rayonnement. Au bourg, la célèbre dynastie des comtes d'Armagnac et de Rodez, finirent par acquérir des privilèges régaliens : battre monnaie à la tour Martelenque et porter la couronne comtale. Cela amena inévitablement l'affrontement avec le roi de France en 1443. Le Dauphin, futur Louis XI, vint occuper Rodez et soumettre le Comte Jean IV. Plus tard son fils aura une idée séditieuse en essayant de trahir Louis XI. Cela lui vaudra d'être massacré à Lectoure, avec sa famille, lors de sa fuite. Au début du , Rodez fut marquée par l'évêque François d'Estaing (issu d'une des plus célèbres familles du Rouergue). Il termina les travaux de construction de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. Lui ajoutant ce chef-d'œuvre architectural qu'est le clocher, culminant à 87 mètres, surmonté d'une Vierge. Les travaux furent achevés en quinze années de 1510 à 1526 et ce malgré la peste qui ravageait la ville. Cette rivalité entre les deux pouvoirs a quelque peu desservi le développement de la cité ruthénoise. Malgré les témoignages que sont ses nombreux chefs-d'œuvre gothiques réalisés du au , la ville n'a pas vraiment connu de longues périodes de prospérité. En 1589, Henri IV, comte de Rodez, attache la destinée du comté de Rodez à la Couronne. L'histoire de Rodez se calque alors sur celle de la France. Au long des et s, Rodez devient une cité marchande prospère. La Révolution ôtera à Villefranche-de-Rouergue, la vieille rivale de Rodez, son rôle de capitale administrative au profit de Rodez, qui devient préfecture du nouveau département de l'Aveyron en raison de sa position centrale. Le patrimoine religieux de la ville n'est que partiellement dégradé. En 1798, est créée la Société centrale d'Agriculture de l'Aveyron. Sous la Restauration, l'Affaire Fualdès défraye la chronique judiciaire, donnant lieu à de très controversés procès et exécutions capitales. Rodez a reçu à cette occasion de nombreux journalistes qui décriront les mœurs ruthénoises sous un aspect très subjectif. Le connait également un renouveau culturel. En 1836, est fondée par quelques notables locaux sur l'initiative d'Hippolyte de Barrau, la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron.

La ville aujourd’hui

La modernisation de Rodez s'effectue très lentement au cours du . Peu à peu, Rodez évolue en affirmant et développant son rôle de chef-lieu du département de l'Aveyron. Les années 1970 marquent le début d'une vaste opération de réhabilitation du centre ancien. Dans les années 1990, la construction du viaduc de Bourran permet la création d’un nouveau quartier, favorise l'implantation de nouvelles entreprises technologiques et l'installation d'antennes des Universités de Toulouse. En 2005, le département de l'Aveyron poursuit son désenclavement (viaduc du Viaur sur la route de Toulouse, autoroute Paris-Montpellier et son célèbre viaduc de Millau, etc.) et l'agglomération ruthénoise son développement économique.

Héraldique

Malte-Brun, dans la France illustrée (1882), rapporte deux blasonnements différents :
« De gueules, à trois besants d'or. »
« De gueules, à trois roues d'or, deux en chef et une en pointe ; au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or, » et pour devise : « CIVITAS RUTHENA DEO FIDELIS ET REGI SEMPER. »

Économie

Rodez forme aujourd'hui le principal bassin d'emploi d'Aveyron avec des secteurs en forte expansion comme la santé, la formation, le commerce, l'agroalimentaire (laiterie, fromagerie, transformation de la viande), la filière bois-meuble. Reste que la mondialisation et la tendance à la délocalisation qui en découle inquiète pour les entreprises phares implantées à Rodez comme Drimmer spécialisée dans les luminaires. Ou encore Bosch, installé depuis 1971, qui, avec ses 2100 salariés, est le premier fournisseur mondial d'injecteurs diesels.

Personnages célèbres


- François d'Estaing, évêque de Rodez (1501-1529)
- Antoine Bernardin Fualdès, procureur assassiné (1761-1817)
- Antonin Artaud, poète (1896-1948)
- Hippolyte de Barrau, historien et fondateur de la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron (1794-1863)

Événements

En juillet, se déroule a lieu un marché médiéval. Artisans, comédiens, jongleurs et musiciens costumés interviennent. L'Estivada, festival de l'Occitanie, fait revivre l'Occitanie durant quatre jours, avec de nombreux spectacles gratuits. En mai a lieu la remise du prix Antonin-Artaud, écrivain et célèbre patient de l'ancien hôpital psychiatrique de Rodez.

Monuments et lieux touristiques

Antonin-Artaud

- Musée Fenaille : Le musée d'histoire et d'archéologie possède une collection unique de statues menhirs du Rouergue. Ses collections comprennent aussi des sculptures d'autres périodes : Antiquité, Moyen Age, Renaissance et époque moderne.

- Église Saint-Amans : Bâtie au , fut entièrement reconstruite de 1758 à 1761 avec les matériaux récupérés de l'ancien édifice. L'extérieur est de style baroque mais l'intérieur a conservé la pureté du roman. La coupole fut décorée au par Salinier. Des tapisseries du ornent le chœur et représentent les miracles de Saint Amans. On y conserve une pietà du , une statue de la Trinité () et un coffret reliquaire en émail de Limoges. 1761

Jumelages


- Pigüé (Argentine), ville créée par l'émigration aveyronnaise en Argentine
- Bamberg (Allemagne) http://www.mairie-rodez.fr/fr/decouverte/jumelage_rodez_bamberg/index.php

Voir aussi


- Rouergue
- Aveyron
- A%C3%A9roport de Rodez Marcillac
- Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron
- Société centrale d'Agriculture de l'Aveyron

Liens externes


- [http://turbolyne01.free.fr Rodez et environs dans les Paysages d'Aveyron]
- [http://turbolyne08.free.fr Cathédrale de Rodez]

Catégorie:Préfecture

Cette catégorie concerne les préfectures françaises. Catégorie:Administration territoriale française Catégorie:Institution française

Articles principaux


- Préfecture
- Liste des préfectures de France

Communes de France

La commune est une division administrative de la France, le découpage ultime du territoire français. Une commune correspond généralement au territoire d'une ville ou d'un village. Sa superficie et surtout sa population peuvent varier considérablement (la plus peuplée, Paris, possède plus de 2 millions d'habitants, la moins peuplée seulement 1). Il existe à l'heure actuelle 36 679 communes en France (dont 214 outre-mer) qui couvrent l'intégralité du territoire français (à l'exception de Wallis-et-Futuna et de quelques territoires sans population permanente).

Rôle et administration

Malgré les disparités de population et de superficie entre les communes françaises, toutes possèdent la même structure administrative et les mêmes compétences légales (à l'exception de Paris). Une commune est administrée par un conseil municipal, dont les membres sont élus au suffrage universel (suffrage direct) pour six ans. Le conseil municipal élit en son sein le maire, qui est chargé – entre autres choses – d'appliquer les décisions du conseil, et ses adjoints, qui peuvent recevoir certaines délégations. Le nombre de conseillers municipaux est déterminé par la population de la commune, le minimum étant de 7. Les séances du conseil sont publiques, mais seuls ses membres peuvent s'y exprimer. Une commune est une collectivité territoriale, une personne morale de droit public et dispose d'un budget constitué pour l'essentiel des taxes foncières (portant sur les les propriétés) et professionnelles (acquitées par les artisans, les commerçants et les entreprises) ; elle s'occupe de l'administration locale (gestion de l'eau, des permis de construire, etc.). Le maire a la charge des actes d'état civil (naissance, mariage, divorce, décès...) ; il dispose également d'un pouvoir de police (sauf à Paris où cette compétence est assurée par le préfet de police, sous l'autorité du gouvernement de la France). Les trois communes les plus peuplées (Paris, Lyon et Marseille) sont encore divisées en arrondissements municipaux (qui n'ont rien à voir avec les arrondissements départementaux, une autre division administrative française), mais leur compétences sont réduites (ils n'ont pas de budget propre, par exemple). Les compétences des communes sont régies par les parties législative et réglementaire du Code général des collectivités territoriales qui s'est substitué au Code des communes (sauf en matière de personnel), par la loi du 21 février 1996 pour la partie législative et par le décret n° 2000-318 du 7 avril 2000 pour la partie réglementaire.

Histoire

Les communes furent créées lors de la Révolution française, le 14 décembre 1789, afin d'uniformiser le territoire français, divisé jusque là en paroisses, villes ou villages (en même temps que la création des départements, des arrondissements et des cantons). Le terme de « commune », au sens de l’administration territoriale contemporaine, est imposé par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) : « La Convention nationale, sur la proposition d’un membre, décrète que toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée ». Les membres du conseil municipal étaient élus au suffrage censitaire. Le maire était nommé soit par le pouvoir central pour les communes les plus peuplées, soit par le préfet pour les autres. La loi municipale du 5 avril 1884 institue que le conseil municipal soit élu au suffrage direct. Le conseil siège au chef-lieu de la commune et est présidé par un maire qui est désigné parmi les siens.

Statistiques

Nombre de communes

La France compte 36 779 communes, dont 36 565 en France métropolitaine et 214 outre-mer. Ce nombre est nettement plus élevé que la plupart des pays européens (l'Allemagne compte environ 13 000 communes, l'Espagne et l'Italie environ 8 000. Le Royaume-Uni ne possède pas de division territoriale similaire). Contrairement à d'autres pays dont certaines parties peuvent être directement administrées par une division d'ordre supérieure (comme les États-Unis), la totalité du territoire de la République française est découpé en communes à l'exception de :
- Wallis-et-Futuna, partagé en trois royaumes
- les terres australes et antarctiques françaises
- les îles éparses de l'océan Indien
- l'île Clipperton

Population

Données basées sur le recensement de 1999, population sans doubles comptes. La population médiane des communes de France métropolitaines est de 380 habitants (à titre de comparaison, la population médiane des communes belges est de 11 265 habitants, des communes italiennes de 2 343 habitants et d'Espagne de 564 habitants). La population moyenne est de 1 542 habitants. En France métropolitaine, 31 927 communes ont moins de 2 000 habitants (regroupant 25,3% de la population totale), 3 764 entre 2 000 et 10 000 habitants (25,5%), 762 entre 10 000 et 50 000 habitants (25,3%), 102 entre 50 000 et 200 000 habitants (14,4%), 10 plus de 200 000 habitants (8,9%). Par ailleurs, plus de 10 000 communes ont moins de 200 habitants. La commune de France métropolitaine la plus peuplée est Paris (2 125 246 habitants). La plus densément peuplée est Levallois-Perret (Hauts-de-Seine, 22 199 hab/km²) ; la commune urbaine (c'est-à-dire une commune comportant une zone de plus de 2 000 habitants où aucune habitation n'est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres) la moins densément peuplée est Arles (Bouches-du-Rhône, 67 hab/km²). Six communes totalement dévastées après la bataille de Verdun en 1916 ne furent jamais reconstruites et ne possèdent aucun habitant : Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux et Louvemont-Côte-du-Poivre. Qualifiées de communes « mortes pour la France », chacune est administrée par un conseil municipal de trois membres nommés par le préfet de la Meuse (voir Villages détruits durant la Première Guerre mondiale). Mis à part ces six communes, Rochefourchat (Drôme) compte un seul habitant, Leménil-Mitry (Meurthe-et-Moselle) et Rouvroy-Ripont (Marne) deux habitants. Le tableau suivant indique les communes françaises de plus de 200 000 habitants, classées par population décroissante : Source : [http://www.insee.fr INSEE]

Superficie


- Les territoires communaux sont précisément délimités par le cadastre.
- La taille moyenne d'une commune de France métropolitaine est de 14,88 km². La taille médiane des communes de France métropolitaine n'est que de 10,73 km², à cause du nombre élevé de communes de faible superficie (là encore, la France fait figure d'exception en Europe : en Allemagne, la taille médiane des communes de la plupart des Länder est supérieure à 15 km², en Italie ell est de 22 km², en Espagne 35 km², en Belgique 40 km²). Plus de 15 000 communes s'étendent sur 2,5 à 10 km².
- Dans les départements d'outre-mer, les communes sont généralement plus grandes qu'en France métropolitaine et peuvent regrouper des villages relativement distants.
- La commune la plus étendue est Maripasoula (Guyane, 3 710 habitants) avec 18 360 km². Sur le territoire métropolitain, Arles (758,93 km²) et les Saintes-Maries-de-la-Mer (374,45 km²), toutes les deux dans les Bouches-du-Rhône, sont les deux communes les plus étendues.

- La plus petite commune est Castelmoron-d'Albret (Gironde, 62 habitants) avec 0,0376 km².

Totalité du territoire

Les 50 communes les plus étendues de France (outre-mer inclus) : Données : Institut géographique national

France métropolitaine

Les 30 communes les plus étendues de France métropolitaine : Les données proviennent de l'Institut national d'études démographiques : [http://www.ined.fr/publications/pop_et_soc/pes303/pes3036.html] Pour mémoire, Paris possède une superficie de 105,40 km²

Extrêmes géographiques


- La commune française la plus haute est Saint-Véran (Hautes-Alpes, 267 habitants), dont le territoire s'étend entre 1 990 et 2 040 m d'altitude.
- La commune française la plus basse est Les Moëres (Nord , 670 habitants), dont une partie du territoire est situé au dessous du niveau de la mer, jusqu'à -4 m.
- La commune française la plus éloignée de Paris est l'Île des Pins (1 671 habitants) en Nouvelle-Calédonie, à 16 841 km de la capitale. Sur le territoire métropolitain continental, il s'agit de Coustouges (134 habitants) et Lamanère (44 habitants), toutes les deux dans les Pyrénées-Orientales et distantes de Paris de 721 km. Si l'on inclut la Corse, il s'agit de Gurgazu à l'est de Bonifacio, située à 986 km
- La commune la plus au Nord est Bray-Dunes, Nord.
- Les communes les plus à l'Ouest sont :
  - Sur le territoire continental : Plougonvelin, Finistère
  - En France métropolitaine : Ouessant, Finistère
  - Sur la totalité du territoire : Rimatara, Polynésie française
- Les communes les plus à l'Est sont :
  - Sur le territoire continental : Lauterbourg, Bas-Rhin
  - En France métropolitaine : Aléria, Haute-Corse
  - Sur la totalité du territoire : Île des Pins, Nouvelle-Calédonie
- Les communes les plus au Sud sont :
  - Sur le territoire continental : Lamanère, Pyrénées-Orientales
  - En France métropolitaine : Bonifacio, Corse-du-Sud
  - Sur la totalité du territoire : Rapa, Polynésie française

Nom


- Les communes françaises possédant le nom le plus long sont Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (Marne, 592 habitants, 45 signes), Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont (Calvados, 1 731 habitants, 44 signes) et Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur (Haute-Saône, 739 habitants, 43 signes) et possèdent toutes les trois 38 lettres.
- A l'inverse, la commune française avec le nom le plus court est Y (Somme, 89 habitants) .
- La première commune par ordre alphabétique est Aast (Pyrénées-Atlantiques, 190 habitants). La dernière commune par ordre alphabétique est Zuytpeene (Nord, 469 habitants).
- 4 376 communes commencent par « Saint » ou « Sainte » (12% des communes françaises).
- Les noms des communes sont généralement d'origine française ou ont été francisés (comme Toulouse de l'occitan Tolosa, Strasbourg de l'allemand Straßburg ou Perpignan du catalan Perpinyà). Certaines communes conservent cependant le nom de leur langue d'origine, comme par exemple :
  - Allemand : Mittelhausbergen (Bas-Rhin, 1 680 habitants)
  - Basque : Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques, 4 984 habitants)
  - Breton : Kermoroc'h (Côtes-d'Armor, 324 habitants)
  - Catalan : Banyuls-dels-Aspres (Pyrénées-Orientales, 1 007 habitants)
  - Comorien : M'Tsangamouji (Mayotte, 5 382 habitants)
  - Corse : San-Gavino-di-Carbini (Corse-du-Sud, 738 habitants)
  - Flamand : Steenvoorde (Nord, 4 024 habitants)
  - Langues amérindiennes : Kourou (Guyane française, 19 107 habitants)
  - Langues austronésiennes : Kouaoua (Nouvelle-Calédonie, 1 524 habitants)
  - Langues polynésiennes : Hitiaa O Te Ra (Polynésie française, 8 286 habitants)
  - Occitan : Belcastel (Aveyron, 251 habitants)

Communes insulaires

Parmi les communes entièrement situées sur une ou plusieurs îles, on peut citer :
- Aix
- Arz
- Batz
- Belle-Île (4 communes : Bangor, Locmaria, Le Palais et Sauzon)
- Bréhat
- Corse (360 communes)
- Guadeloupe (34 communes)
- Groix
- Hoëdic
- Houat
- Île-aux-Moines
- Martinique (34 communes)
- Mayotte (17 communes)
- Molène
- Noirmoutier (4 communes : Barbâtre, L'Épine, La Guérinière et Noirmoutier-en-l'Île)
- Nouvelle-Calédonie (33 communes)
- Oléron (8 communes)
- Ouessant
- Polynésie française (48 communes)
- (10 communes)
- Réunion (24 communes)
- Saint-Pierre-et-Miquelon (2 communes : Miquelon et Saint-Pierre)
- Sein
- Yeu

Intercommunalité

Certaines compétences peuvent être transférées à des structures intercommunales. L'immense majorité des communes française (90%) compte moins de 2 000 habitants. C'est pourquoi il a été envisagé de réduire le nombre de communes par un mécanisme de fusion. Instauré lors de la loi du 16 juillet 1971, dite « loi Marcellin », ce mécanisme peut donner naissance à une commune nouvelle et unique regroupant les communes fusionnées ou bien il confère aux communes fusionnées les statuts de, respectivement, chef-lieu ou commune associée. Dans la dynamique de cette loi, il avait été envisagé environ 3 500 fusions regroupant 10 000 communes. En 1982, on comptait en fait seulement 810 fusions regroupant 1952 communes. Les petites communes préfèrent en effet conserver leurs prérogatives quitte à les confier à des établissements publics de coopération intercommunale, à des société d'économie mixte ou à des associations.

Voir aussi

Liens internes


- Administration territoriale de la France
- Aire urbaine (France)
- Commune associée
- Espace urbain
- Listes des communes de France
- Unité urbaine
- Wikipédia:Projet/Villes françaises

Liens externes


- [http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/index.asp Liste des 36 679 communes de France (au 1 janvier 2003)]
- [http://www.colloc.minefi.gouv.fr/ Page Collectivités Locales du site du Ministère des finances et de l'industrie (MINEFI)]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRL.html Volet législatif des compétences des communes]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRM.html Volet règlementaire des compétences des communes]
-


Occitan

L'occitan ou langue d’oc est une langue romane d’Europe. Elle est caractérisée par sa richesse, sa variabilité et par l’intercompréhension de ses dialectes. Elle est parlée par 2 à 10 millions de personnes en France, en Italie et en Espagne (selon les sources : et ). On estime, en France, à environ 7 millions les personnes qui la comprennent sans la pratiquer. Son aire d’expansion géographique couvre 32 départements du sud de la France, 12 vallées des Alpes piémontaises en Italie et le Val d'Aran en Espagne. L'occitan médiéval et le catalan médiéval constituaient une même langue.

Noms de l'occitan

On l'appelle parfois abusivement provençal. Ce dernier, en effet, est un dialecte de l'occitan (considéré par certains comme une langue distincte de celui-ci). L'occitan fut appelé autrefois, lenga romana, roman aux XIII et XIV s. (terme utilisé au XIX s. pour désigner l'ancien occitan), limousin au XIII s., mondin ou raimondin, gascon au XVI s., catalan, provençal aux XIII et XIX s. ; ou encore lingua occitana au XIV s., langue d’oc (voire occitanique, occitanien). Les occitans n'ont jamais eux-même nommé leur langue. Ils disaient: "parli la lenga nòstra " (je parle notre langue) ou encore en Gascogne "Que parli" (je parle). Malheureusement les locuteurs eux-mêmes utilisent la plupart du temps le terme de patois pour désigner leur langue. Le terme « patois », à connotation péjorative, désigne un charabia incorrect voire incompréhensible parlé par une population rurale, peu nombreuse, dont le niveau de culture est jugé inférieur à celui de la population parlant la langue d’Etat. L’occitan étant une langue à part entière, constituée depuis le latin parallèlement au français, et non pas un dialecte de ce dernier, le désignant réducteur « patois » est ici particulièrement inapproprié. Il a cependant contribué à ce que des générations d’occitanophones considèrent leur parler non pas comme une langue mais comme un « mauvais français » et s'empressent de l'oublier au profit de la langue française. On pourrait mettre aussi cela sur le compte de l'étendue du territoire (qui se trouve sur 3 Etats la France, l'Italie et l'Espagne, ou encore sur l'incapacité des occitanistes à unifier la langue. Cependant, de nombreux locuteurs persistent et de plus en plus de jeunes partent à la reconquête de leurs racines, découvrant que le patois du « papet » est en fait la langue des troubadours.

Régions occitanes

troubadours
- Aquitaine : sauf la partie bascophone des Pyrénées-Atlantiques à l’ouest du département et une petite partie de la Gironde en zone saintongeaise. Il faut noter que le district urbain de Biarritz, Anglet et Bayonne est occitanophone d’origine ; cependant une importante population bascophone est apparue lors des migrations de l’époque de la révolution industrielle.
- Aragon : une toute petite région près du Val d’Aran et de la frontière française.
- Auvergne : il faut noter que la zone de la Marche et de la Basse-Auvergne ont connu un recul de l’occitanophonie.
- Centre : une très petite zone en bordure sud de la région.
- Languedoc-Roussillon : à l’exception de la majeure partie des Pyrénées-Orientales, où l’on parle catalan.
- Limousin.
- Midi-Pyrénées.
- Monaco : une forme d'occitan était probablement la langue parlée dans la principauté avant le XI siècle. (, et ) La langue monégasque, un dialecte ligure, est parlée dans certains vieux quartiers de la ville. Au XI siècle, une colonie ligure (italienne) s’y est installée. Dans cette zone de contact, le monégasque a été fortement influencé par le provençal.
- Piémont : région italienne dont seules des hautes vallées (Val de Suse...) sont restées occitanophones (nord-occitan). Le versant italien du col de Tende parle provençal. Dans la plupart de la région, on parle cependant italien et piémontais, un dialecte gallo-italique.
- Poitou-Charentes : ici l’usage de l’occitan a fortement reculé au profit du français, seule la Charente limousine a résisté.
- Provence-Alpes-Côte d'Azur, sauf les vallées de la Roya et de la Bévéra et quelques isolats ligures (figoun) dans le Var et les Alpes-Maritimes : Biot, Vallauris, Mons et Escragnoles. Le mentonasque a un statut intermédiaire.
- Rhône-Alpes : le sud de la région est occitanophone : l'Ardèche (dans sa quasi-totalité) et la plus grande partie de la Drôme. En revanche, le Lyonnais, le Forez et le Dauphiné septentrional qui étaient des zones de parlers intermédiaires entre l’occitan et le franco-provençal sont devenues francophones précocement. L’occitan fut la langue de la noblesse lyonnaise lors de l’apogée de la culture des troubadours.
- Val d'Aran : on y parle l'aranais, une forme du gascon qui y a un statut officiel. Le reste de la Catalogne parle catalan. Nota : on a volontairement écarté les régions catalanophones, afin de se rapprocher de la définition la plus souvent admise de l’occitan. D’un point de vue « occitano-roman », les régions de Catalogne, Valence (en partie), les Baléares, l’Aragon (en partie catalanophone), la ville de l'Alguer en Sardaigne (une colonie isolée) et le Roussillon ainsi que l'Andorre seraient inclus.

Famille linguistique

L’occitan constitue avec le catalan le groupe occitano-roman. occitano-roman Jules Ronjat a cherché à caractériser l’occitan en s’appuyant sur 19 critères principaux et parmi les plus généralisés. Onze critères sont phonétiques, cinq morphologiques, un syntaxique, et deux lexicaux. On peut ainsi noter l’absence ou la rareté de voyelles fermées (en français standard : pâte, rose, jeûne). C’est une caractéristique des occitanophones grâce à laquelle on reconnaît leur accent « méridional » même quand ils parlent en français. Il existe aussi la non-utilisation du pronom personnel sujet (ex : canti, je chante ; cantas, tu chantes). On peut trouver encore d’autres traits discriminants. Mais, rien que sur les critères principaux, il existe sept différences avec l’espagnol, huit avec l’italien, douze avec le franco-provençal et seize sur dix-neuf avec le français.

L’occitan dans le monde

Des enclaves occitanophones ont été créées
- dans le sud de l’Italie à Guardia Piemontese (La Gàrdia ; Calabre)
- au Pays basque espagnol ([http://www.xarnege.com/artikuluak/colonies.htm Colonies gasconnes au Pays basque]) : Saint-Sébastien / Donostia (gascon parlé au centre de la ville jusqu’au début du XX siècle), Fontarabie, Pasajes
- en Allemagne (autour de Heil-Bronn dans le duché de Württemberg)
- en Argentine : notamment Pigüé (Province de Buenos Aires) [http://www.tenerunsitio.com.ar/portfolio/cistpigue/sitio/turismo/frances.htm présentation et histoire de Pigüé]
- au Chili
- en Uruguay
- au Mexique
- au Brésil
- aux États-Unis principalement dans des états de l’Ouest : Montpelier (Idaho), Oregon, Californie, mais aussi Valdese (Caroline du Nord), Montpelier (Vermont), Monett (Missouri); ainsi qu’en Louisiane dans la région de Baton Rouge de Arnaudville et de Houma où l’on utilise un parler cajun occitan [http://www.celia-violaine.net/cv2/louisiane.jpg Carte de la Louisiane occitane]. Certaines de ces enclaves parlent encore aujourd'hui l'occitan ou utilisent un dialecte local mêlé à de l'occitan.

Les différences entre l’occitan et le catalan

À un stade ancien, on peut estimer que catalan et occitan ne constituaient qu’une seule langue. La différenciation s’est effectuée vers le milieu du XIII siècle sur des critères essentiellements politico-géographiques. En effet, le gascon est considéré comme un dialecte occitan, alors que le catalan, bien que plus proche des autres dialectes occitans d’un point de vue linguistique, est considéré comme une langue différente. Ce n’est qu’en 1934 que les intellectuels catalans ont fini par proclamer solennellement que le catalan était distinct de l’occitan. ([http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/monde/catalan.htm référence]) L’occitan et le catalan se distinguent par la manière d’écrire la langue (graphie). Les Occitans d’aujourd’hui ont majoritairement choisi d’utiliser une graphie proche de la langue médiévale (et des origines latines). D’autres avaient préféré franciser leurs graphies (Provençaux Avignonnais, école linguistique Gaston-Phébus en Gascogne...). Tandis que les Catalans ont choisi une graphie plus centrée sur leur manière de prononcer (pas de n final à català par exemple). L’aspect politique, culturel et religieux est important aussi. La Catalogne, contrairement à l’Occitanie a bénéficié longtemps d’une indépendance étatique alliée à un fort développement économique. De plus, l’espace occitan est globalement défini par son appartenance à la France, le catalan est majoritairement défini par son appartenance à l’Espagne. Encore récemment les langues continuent d’évoluer séparément : le catalan est un ensemble de dialectes qui ont tendance à s’hispaniser au contact du castillan ; l’occitan, lui, a tendance à se galliciser au contact du français. Le poids important des langues espagnole et française dans le monde pèse lourdement sur les rapports de domination linguistique au sein de la France et de l’Espagne. Il ne faut toutefois pas en conclure que l’occitan et le catalan soient très différents. Il existe une bonne intercompréhension entre catalanophones et occitanophones ; de plus, de nombreux rapprochements historiques, culturels et amicaux rapprochent ces peuples.
- L’ensemble géographique occitano-roman représente environ 23 millions de personnes sur un espace de 259 000 km² . Les régions ne sont pas égales face au pourcentage de locuteurs dans la langue. La France ne compte plus dans certaines régions qu’un quart de la population qui soit vraiment occitanophone (50 % de la population comprend la langue, sans pouvoir la parler couramment) . À l’inverse, la communauté autonome de Catalogne bat des records du nombre de locuteurs.

Origines de l’occitan

L’occitan est la plus centrale des langues romanes, à ce titre, les influences extérieures de la périphérie romane pouvaient empêcher sa naissance et son développement en n’en faisant qu’un lieu de passage tributaire d’une koinê extérieure, ou bien favoriser son développement en tant que langue véhiculaire spécifique. C’est cette deuxième possibilité qui s’est réalisée, favorisée par certaines circonstances qui ont donné à l’occitan son originalité :
- la structure orographique. L’espace occitan se caractérise par son emplacement au sein de barrières naturelles que sont la mer Méditerranée et l’océan Atlantique ainsi que les remparts naturels des montagnes : Massif central, Pyrénées, Alpes
- la présence de « marches séparantes » entre les populations: zones ultra-sèches, forêts épaisses séparant le nord du sud de la France (sauf aux abords de l'océan: la Brenne, la Sologne, le Bourbonnais, le Nivernais, la Bresse, le Jura central,...), marais ou landes impropres à l’agriculture et rebelles à toutes colonisations étrangères (régions entre Loire et Garonne, plateau désertique aragonais).
- la fixité et le faible mélange des « races » préhistoriques et protohistoriques
- leur moindre celtisation: populations celtes peu importantes mais la celtisation s'est implantée plus durablement que dans d'autres régions.
- une ancienne et longue romanisation : Jules César disait que les Aquitains pourraient apprendre aux Romains à parler correctement le latin. Selon M. Müller, « la bi-partition linguistique de la France commence avec la romanisation même »
- un lexique original : bien que celui de l’occitan se situe à mi-chemin entre le gallo-roman et l’ibéro-roman , il « possède [...] quelque 550 mots hérités du latin qui n'existent ni dans les parlers d'oïl ni en franco-provençal »
- une faible germanisation (contrairement au français ou au franco-provençal) : « le lexique francique » et son influence phonétique « s’arrête [...] assez souvent » au sud de la ligne oc/oïl
- l'Occitanie a toujours été un carrefour des langages, grâce à de nombreux échanges commerciaux. Ceci se retrouve dans un vocabulaire d'origines très variées. Le rabbin espagnol Benjamin de Tudèle décrit en 1173 l'Occitanie comme un lieu de commerce où viennent « chrétiens et Sarrasins, où affluent les arabes, les marchands lombards, les visiteurs de la Grande Rome, de toutes les parties de l'Égypte, de la terre d'Israël, de la Grèce, de la Gaule, de l'Espagne, de l'Angleterre, de Gênes et de Pise, et l'on en parle toutes les langues »

Langue occitane ou langues d’oc ?

Langues ou dialectes ?

L’utilisation du nom « occitan » et l’idée qu’il n’y a là qu’une seule langue est sujet à polémiques. Il est généralement admis qu’il existe une unité linguistique dépassant le cadre dialectal. Certains pensent cependant qu’il n’existe pas une, mais des langues d’oc, de la même manière que les langues d’oïl constituent une famille et non une langue unique. Toutefois, la différenciation entre une famille linguistique, une langue, un groupe dialectal, ou un dialecte, est parfois arbitraire, ce qui révèle la complexité de la linguistique. De même, pour certains, le gascon et le catalan posent aussi un problème de classification vu certains côtés ibéro-romans. « Il est difficile [...] de séparer le catalan de l'occitan si l'on n'accorde pas le même sort au gascon » . Ces langues sont regroupées sous la désignation de groupe linguistique occitano-roman. Les différents dialectes de l’occitan sont :
- le limousin
- l’auvergnat
- le vivaro-alpin
- le gascon
  - l’aranais est la variété de gascon pyrénéen en usage dans le Val d'Aran (en Catalogne), où elle a un statut de langue officielle.
- le languedocien
- le provençal
  - le shuadit ou judéo-provençal est considéré comme éteint depuis 1977, disparition imputable à la Shoah. Toutefois, les travaux de René Moulinas, Les Juifs du Pape, montrent que les Juifs provençaux parlaient provençal comme leurs compatriotes chrétiens. Les dialectes d'oc du nord-ouest : du Poitou, de la Saintonge, de l’Aunis et de l’Angoumois sont aujourd’hui disparus, remplacés par des dialectes d’oïl conservant quelques traits d’origine occitane (ex : le mot tarantelle pour désigner une araignée). De nombreux troubadours de la cour d’Aquitaine-Angleterre étaient originaires de cette région. La capitale de l’Aquitaine était Poitiers à cette époque. Richard Cœur de Lion, aquitain lui-même par sa mère, a composé des poésies en occitan à Poitiers. Au centre, les zones intermédiaires entre le français et l’occitan ont été francisées : Marche et Basse-Auvergne. Les dialectes du nord-est : le Lyonnais, le Forez et le Dauphiné septentrional qui étaient des zones intermédiaires entre l’occitan et le franco-provençal sont devenues francophones.

Langue unifiée

Il faut remarquer qu’à l’apogée de la civilisation occitane, du XI au XIIIe siècle, l’occitan était une langue bien plus unifiée qu’aujourd’hui. La koinê était une langue littéraire, mais aussi juridique et administrative, utilisée sur un immense territoire. On ne sait toujours pas à l’heure actuelle comment a pu se former cette langue très normalisée pour l’époque. En effet, une langue commune n’apparait jamais spontanément. Elle suppose une unification linguistique selon des critères plus ou moins arbitraires. Ces critères sont souvent consécutifs à une unification politique et administrative (ex : le dialecte de langue d'oïl parlé par le roi est devenu le français de référence, le dialecte toscan est devenu la norme pour l’italien). Cela n'a pas été le cas pour l'occitan. Il semblerait que le développement du commerce, et de précoces mouvements de population entre régions soient à l'origine de la koinê occitane.

La langue et ses atouts

Richesse du lexique

La comparaison en termes de nombre de mots avec les autres langues n'est jamais facile : il est rigoureusement impossible de chiffrer exactement le nombre de mots d’une langue (cf. Lexique pour une explication, ainsi que Lemme et Lexicalisation). On ne peut donc pas évaluer correctement le nombre de mots de l’occitan, tout comme les autres langues. On avance un nombre d'environ 450 000 mots occitans courants, qui serait comparable à celui de l’anglais. En français, les dictionnaires varient entre 50 000 et 100 000 mots courants . Le magazine Géo affirme que la littérature anglo-américaine peut être traduite plus facilement en occitan qu’en français. A l’exception, bien sûr, de tous les termes modernes technologiques que l’occitan, comme les autres langues, a intégrés. Là où la comparaison entre langues est intéressante, c’est quand on compare le contenu du lexique. Par exemple, il existe 128 synonymes pour signifier l’idée d’une terre cultivée, 62 pour marécages, 75 pour désigner un éclair, etc. . Ainsi, on voit que le vocabulaire de l’occitan est plus riche que celui du français en termes de mots décrivant la nature et la vie rurale. La langue ayant subi une éclipse pendant la période d’industrialisation, la richesse du vocabulaire lié à la vie de cette époque est moins importante que celle de la période précédente. Ce phénomène est aggravé par le rabaissement de la langue au titre de patois. Plus récemment, les occitanistes décidés à montrer que l’occitan est une langue vivante et riche ont développé un vocabulaire propre à un langage moderne (par exemple, web => oèb). Grace à eux, la survie de la langue n’est plus autant menacée. Sans eux, le vocabulaire aurait témoigné d’un retard préjudiciable quant à sa capacité à décrire le monde qui l’entoure dans ses réalités actuelles. Voir aussi

Apprentissage de langues étrangères

L’occitan prédisposerait aussi, selon les sources du magazine Géo, à l’apprentissage des langues étrangères. En effet, l’oreille humaine a la capacité d’entendre 24 000 hertz. Cependant, l’usage de la langue maternelle filtre et « déforme » les sons étrangers. Le français n’en perçoit que 5'000 hertz, tandis que l’occitan en perçoit 8'000 au minimum. De plus, l’occitan est une langue romane centrale, ce qui facilite la compréhension des langues latines voisines : italien, espagnol, portugais... L’occitan est la langue romane qui a le plus de points communs avec les autres langues de la même famille. Ci-dessous, une comparaison de l’occitan (dialecte central) et d’autres langues latines : Tableau de comparaison de langues romanes : Il ne faut pas oublier que l’anglais a aussi reçu un vocabulaire latin, angevino-normand (langue d'oïl) et occitan. Il existe une certaine proximité de vocable entre l’occitan et l’anglais qui n’a jamais existé ou a disparu en français : jump (anglais) / jumpar (occitan), rave (party) / rèva (en français rêver), record / recordar (mais existait en ancien français : recorder), etc.

L’amélioration des connaissances en français

La maîtrise de l’occitan, comme celle d’autres langues romanes, entraîne un accroissement de la faculté de parler avec un langage varié en français. Le français, notamment, a emprunté de nombreux mots d’origine occitane. Cependant, certains dictionnaires français sont mal renseignés au sujet de l’occitan. Ils peuvent se tromper d’origine ou de date d’apparition des termes. En fait, il ne faut pas oublier que l’occitan a servi de zone linguistique de transmission de termes venus du Sud de l’Europe ou du Maghreb. L’italien et le castillan, par exemple, ont fourni nombre de leurs mots au français en passant par l’occitan. Or, certains dictionnaires ne signalent que la langue-source en dernière analyse et non la langue à laquelle le mot a été emprunté. Les dictionnaires plus récents ou universitaires (Grand Robert, Trésor de la langue française) sont relativement à l’abri de ces erreurs. À l’heure actuelle, certains mots occitans permettent de comprendre des mots en français dans un registre populaire, familier, commun ou bien relevé : abelha > abeille, balada > ballade. On peut aussi noter quelques autres mots de création occitane ou dont la forme occitane est à l’origine des mots en français: cocagne, flageolet, gabarit, mascotte, soubresaut, etc.

Langue évolutive

Tout comme dans les autres langues romanes, les emprunts au latin et au grec ancien permettent de créer de nouveaux mots très précis, par exemple pour un usage technologique ou scientique. De plus, l’Académie de la langue catalane étant très active, l’emprunt direct au catalan est facile et rapide à réaliser, au détriment cependant d’une autonomie de la langue occitane face aux évolutions de la société.

Les péripéties de l’occitan

Repères linguistiques


- Vers les années 800 à 900 : Premières apparitions de mots occitans dans des écrits en latin.
- 1002 : Premier texte connu entièrement en langue occitane.
- XI au XIII siècle : Apogée de la poésie lyrique occitane.
- 1539 : Promulgation de l'ordonnance de Villers-Cotterêts ; François Ier impose que la justice soit rendue et signifiée « en langage maternel français et non autrement ».
- 1756 : Parution du Dictionnaire languedocien-français de l'abbé de Sauvages.
- 1790 : Circulaire de l'abbé Grégoire sur les patois de France.
- 1791- 1794 : Lors de l'époque révolutionnaire française, première véritable politique linguistique visant à imposer le français dans toute la nation française (et dans tous les esprits révolutionnaires).
- 1802 : Traduction en occitan d'Anacréon par Louis Aubanel.
- 1804 : Fabre d'Olivet publie Le Troubadour, poésies occitaniques du XIII siècle (supercherie littéraire : l'auteur, talentueux, de ces textes « traduits », n'est autre que Fabre d'Olivet).
- 1819 : Publication du Parnasse occitanien de Rochegude.
- 1842 : Histoire politique, religieuse et littéraire du Midi de la France par Mary-Lafon.
- 1840-1848 : Publication par fascicules du Dictionnaire provençal-français (en fait pan-occitan) du docteur Honnorat.
- 1854 : Fondation du Félibrige par sept primadiers, parmi lesquels Frédéric Mistral, Théodore Aubanel et Joseph Roumanille.
- 1859 : Publication de Mirèio (Mireille), poème de Frédéric Mistral.
- 1885 : Publication du Tresor dóu Felibrige, de Frédéric Mistral, dictionnaire provençal-français (en fait pan-occitan : le sous-titre indique expressément que l'ouvrage « embrasse les divers dialectes de la langue d'oc moderne »).
- 1919 : Fondation de l'Escòla occitana.
- 1931 : La Catalogne retrouve un statut d'autonomie et soutient activement la langue occitane.
- 1934 : Des intellectuels catalans proclament officiellement la séparation du catalan et de l'occitan.
- 1935 : Publication de la Gramatica occitana (selon les parlers languedociens) de Louis Alibert.
- 1941 : Le régime de Vichy autorise l'enseignement des langues "dialectales", tels le breton ou l'occitan, dans les écoles primaires. Les langues ethniques officielles dans d'autres pays ne sont pas autorisées: corse (dialectes italiens), alémanique alsacien (dialecte allemand), franciques mosellan et alsacien (dialectes allemand), flamand.
- 1943 : Première chaire de languedocien à Toulouse.
- 1945 : Fondation de l'Institut d'Etudes Occitanes (I.E.O).
- 1951 : La "loi Deixonne" autorise, à titre facultatif, l'enseignement des langues régionales (cette loi, aujourd'hui abrogée, a été remplacée par d'autres textes, législatifs ou réglementaires).
- 1959 : Création du parti nationaliste Occitan (P.N.O) par François Fontan.
- 1972 : Première université occitane d'été.
- 1975 : Loi Bas-Lauriol (France) : l'emploi de la langue française est obligatoire (au détriment de l'occitan notamment) pour les éléments relatifs aux biens et services: offre, présentation, publicité, mode d'emploi ou d'utilisation, l'étendue et les conditions de garantie, ainsi que dans les factures et quittances. Les mêmes règles s'appliquent à toutes informations ou présentations de programmes de radiodiffusion et de télévision (cette loi est aujourd'hui abrogée).
- Années 1980 : création du CAPES d'occitan-langue d'oc (concours de recrutement) et premiers paiements d'enseignants d'occitan (France).
- 1992 : Modification de l'article 2 de la constitution française : « La langue de la République est le français ».
- 1993 : Projet de loi Tasca adopté par le gouvernement. Il ne fut pas présenté au parlement à cause du changement de majorité. Toutefois la loi Toubon en a repris l'essentiel.
- 1994 : Loi Toubon : la langue française est la seule langue en France (au détriment des autres) de l'enseignement, du travail, des échanges et des services publics. Il est précisé que cette loi ne s'oppose pas à l'usage des langues régionales de France, mais cette disposition est floue et ne constitue pas une protection réelle.
- 1998 : L'occitan aranais est officiel sur le territoire du Val d'Aran en Catalogne.
- 1999 : L'occitan est nommé langue nationale, devant être protégée, en Italie.
- 2004 : Réduction drastique du nombre de nouveaux postes d'enseignants d'occitan en France.
- 2005 : Publication d'une terminologie commune occitan/catalan sur des thèmes scientifiques ou technologiques.

L’apogée de la civilisation occitane

Langues culturelles et intellectuelles du sud de la France pendant toute la période médiévale, tout particulièrement avec les troubadours (« celui qui trouve », de trobar, « trouver » en occitan). Les troubadours ont inventé l’amour courtois en répandant l’idée novatrice de fidélité à la dame plutôt qu’au seigneur. Leur idéologie s’est rapidement propagée dans toute l’Europe. Ainsi, ils donnent le ton aux cours européennes après les temps tristes qui ont suivi les invasions barbares et créent le style de vie raffiné des cours seigneuriales. On peut affirmer que la culture occitane est une des bases fondatrices des valeurs européennes modernes, au même titre que la Grèce ancienne et que la romanité.
- Dante et l’occitan Au Moyen Âge, Dante est le premier à avoir employé le terme de « lingua d’oco ». Il opposait l’appellation langue d’oc (occitan) à langue d’oïl (le français et ses dialectes) et à la langue de si (l’italien, sa langue maternelle). Il se basait sur la particule servant à l’affirmation : dans la première, « oui » se dit òc, mais oïl dans la seconde, et si dans les dialectes italiens. Les trois termes viennent du latin : hoc pour le premier, hoc ille pour le second et sic pour le troisième. Dante était un amoureux de l’occitan, il aurait souhaité que l’italien de son époque en possède le même prestige. Un des passages les plus notables dans la littérature occidentale en occitan est le 26 ième chant du Purgatoire de Dante, dans lequel le troubadour Arnaut Daniel répond au narrateur : « Tan m’abellis vostre cortés deman, / qu’ieu no me puesc ni voill a vos cobrire. / Ieu sui Arnaut, que plor e vau cantan; / consiros vei la passada folor, / e vei jausen lo joi qu’esper, denan. / Ara vos prec, per aquella valor / que vos guida al som de l’escalina, / sovenha vos a temps de ma dolor ».

La décadence de la langue

Le déclin de l’occitan comme langue administrative et littéraire : de la fin du au , l’occitan n’a cessé de perdre son statut de langue savante (ce qu’a accentué l’ordonnance de Villers-Cotterêts). Pierre Bec (op. cit.) précise qu’en 1500 encore la prononciation et la graphie correspondaient mais qu’en 1550 le divorce est consommé. La langue du roi de France finira par s’imposer dans tout le pays dans l’oral (anciennes provinces occitanophones comme le Poitou, la Saintonge ou les Charentes, la Marche et la Basse-Auvergne, ainsi qu’une partie de Rhône-Alpes). Elle s’imposera seulement dans les écrits administratifs et juridiques ailleurs (régions actuellement occitanophones). La Révolution française n’arrangera pas les choses car les jacobins, sous prétexte d’unité nationale, imposeront le français comme seule langue officielle. Cependant, bien que la littérature occitane périclite, la langue d’oc reste toujours celle qui est utilisée à l’oral. Elle sera utilisée à des fins de propagande révolutionnaire, pour y faire adhérer le peuple. La langue, malgré quelques tentatives littéraires au , ne survit plus que dans les usages populaires rarement écrits et ce jusqu’au avec le renouveau du Félibrige. L’occitan restera pour une grande majorité la seule langue parlée par la population jusqu’au début du . C’est à cette époque que l’école républicaine française lui porte un grave coup, par le biais d’une politique de dénigrement et de culpabilisation des occitanophones.

Les renaissances de la langue

Première renaissance

Alors que la langue semble fortement attaquée, différents mouvements de défense de la littérature occitane naissent. Pendant la période 1650-1850, la langue se renouvelle. On assista à divers courants qui ont convergé l’un vers l’autre pour redonner du prestige à la langue. La reconnaissance de la littérature occitane peut être attribuée, notamment, à l’agenais Jacques Boé (Jasmin) et au nimois Jean Reboul. Cette première renaissance a préparé l’avènement du Félibrige. On distingue:
- le mouvement savant Après l’oubli des troubadours, ceux-ci connaissent dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle un renouveau d’intérêt. Dans les cercles aristocratiques méridionaux, on remet en cause la prétendue suprématie littéraire du français. On assiste à une recherche linguistique et littéraire. On retrouve le goût romantique pour le Moyen Âge. Le folklore, les romans et les contes champêtres présentent de l’intérêt. Les historiens travaillent sur la « croisade des Albigeois » et sur l’histoire du Midi.
- le mouvement ouvrier "Apelavam ma lenga una lenga romana". Ce vers est la jonction de deux courants de l’occitan renaissant. L’un : la « langue » : son « patois » quotidien ; l’autre : la « lenga romana » est une marque d’érudition. Le patois est vu comme une langue d’un rang très haut. L’amour pour le peuple et ses misères est chanté par Victor Gelu.
- le mouvement bourgeois et esthète A contrario des « savants » qui sont tournés vers le passé dans un sens de recherches érudites et des « ouvriers » qui mettent en avant leurs dynamisme de prolétaires, les poètes bourgeois (ou de petite noblesse) se situeront entre les deux. Le mouvement est plus amateur, mais avec une grande passion pour la langue.
- le mouvement utilitaire Le Dr Honnorat comprit la nécessité de plus de réalisme linguistique. La langue avait perdu sa codification orthographique et morphologique. L’indiscipline dans la grammaire ou la graphie était même revendiquée dans le mouvement ouvrier. Honnorat a publié son dictionnaire provençal-français dès 1840. C’est un précurseur qui redonne à l’occitan sa dignité et sa cohérence.

Seconde renaissance

La seconde renaissance littéraire de la langue s’est faite au XIXe siècle sous la conduite de Frédéric Mistral et du Félibrige. À cette époque la langue est essentiellement utilisée par le peuple rural. Mistral et ses confrères du Félibrige ont redonné du prestige à la langue, en lui donnant une norme et des œuvres littéraires. Leur action a parfois été mêlée d’une volonté politique. Les félibres ont dit : « une nation qui n’a qu’une littérature, une nation qui détruit les langues périphériques, c’est une nation indigne de son destin de nation ». L’occitan, sous sa forme provençale et sa graphie avignonnaise, a été diffusé bien plus loin que les frontières de l’occitanophonie. Encore aujourd’hui la littérature mistralienne est étudiée dans des pays comme le Japon ou en Scandinavie. Mistral est le seul auteur uniquement occitanophone a avoir été récompensé pour son œuvre au plus haut point, il a reçu le prix Nobel de littérature. La réforme linguistique mistralienne trouva son meilleur ouvrier dans Auguste Fourès de Castelnaudary (1848-1891) qui, dans ses divers recueils poétiques, l’acclimata en Languedoc. Plus tard, d’autres écrivains du Languedoc ou du Limousin Antonin Perbosc (1861), Prosper Estieu (1860), Roux (1834-1905) tentent d’unifier la langue. Ils ont restauré la graphie classique et ont purgé la langue des gallicismes. Le système Perbosc-Estieu devient la base de la graphie de l'occitan "moderne". Louis Alibert publie en 1935, à Barcelone la Gramatica occitana segon los parlars lengadocians, il perfectionne la graphie.

Époque contemporaine

Au début du , l’école républicaine joue un grand rôle dans la disparition de l’usage oral de la langue. En effet, elle tend à culpabiliser les locuteurs occitans en prétextant que pour réussir dans la vie il faut parler français. La répression de l’utilisation de la langue au sein de l’école est très importante : sévices physiques, humiliations... À cette époque, on dit qu'« il est interdit de cracher par terre et de parler patois ». Le terme de patois est d’ailleurs contestable car péjoratif. Il a eu pour but de faire oublier que l’occitan est une langue et de faire croire que l’utilisation du patois était obscurantiste car elle n’était pas la même d’un village à l’autre. Les changements sociaux du début du siècle sont aussi à l’origine de la dépréciation de la langue. Avec la révolution industrielle et l’urbanisation, ne parler que l’occitan constituait un handicap pour accéder à des postes importants. De nombreux parents ont alors choisi de ne parler que le français à leurs enfants. Pourtant, pour eux-même, le français était la langue de l’école et de l’administration, mais ce n’était pas leur langue maternelle. Malgré cette période de forte dévalorisation de la langue, de nouveaux auteurs voient le jour : - Max Rouquette (1908-2005) a joué un rôle irremplaçable dans le maintien de la culture occitane et dans sa revivification profonde. Il a été traduit aux États-Unis, en Allemagne et au Japon, puis plus tard il traduisit lui-même ses œuvres en français. La Comédie-Française lui rend aujourd’hui hommage. - Félix-Marcel Castan (1923-2001), philosophe, est devenu le meneur des réflexions sur l’occitanisme et la décentralisation culturelle. Il est le premier à établir :
- l’anti-narcissisme historique des peuples de langue d’oc (aucun mouvement pour la création d’un royaume ou d’un État propre),
- la participation pionnière et de premier plan des écrivains occitans à l’idée d’une nation française contractuelle, non ethnique,
- la logique anti-unitariste, donc culturellement pluraliste, de toute la littérature occitane, de l’époque post troubadouresque à aujourd’hui.
- il a redonné aux troubadours leur rôle littéraire incontournable.
- il a rappelé l’importance d'Olympe de Gouges (1748-1793), pionnière du féminisme. - Bernard Manciet, (1923-2005), diplomate et entrepreneur gascon, est un des poètes paradoxaux les plus considérables. - Robert Lafont (1923), universitaire (linguiste et historien de la littérature d'oc), poète, dramaturge, romancier et essayiste. - Pierre Bec (1921), spécialiste de langue et littérature d’oc et écrivain, a publié en 1997 « Le Siècle d’or de la poésie gasconne (1550-1650) ». - François Fontan, fondateur des principes de l’ethnisme. En 1931-39, l’autonomie acquise par la Catalogne, qui soutient l’occitanisme, redonna un coup de fouet au dynamisme occitan. L’IEO (Institut d’Estudis Occitans) œuvre depuis 1945 pour la défense et la promotion de la langue occitane. Son action est responsable en grande partie de la sauvegarde et du développement de l’occitan. Il intervient dans : - la recherche - les études, colloques,et publications - la promotion de l’enseignement de l’occitan - la formation : stages, rencontres d’été... - les centres de vacances jeunesse - les arts plastiques : expositions - la musique - l’édition : l’IEO est le plus gros éditeur de langue d’oc avec ses collections : prose, poésie, vulgarisation, livres pour les enfants... De plus, les sections régionales et départementales de l’IEO, les Cercles occitans locaux participent à l’animation et à la vie culturelle du pays.

Période récente

Statut actuel de l’occitan


- France : le français est la seule langue officielle. Bien que l’Union européenne prône la défense des langues minoritaires, l’État français a modifié l’article 2 de la Constitution en 1992 pour stipuler que « La langue de la République est le français ». La France n’a toujours pas ratifié la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, alors qu’elle impose à d’autres pays de respecter les droits de leurs propres minorités. La politique des langues régionales et minoritaires (lois sur les langues régionales, enseignement...): http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/france_politik_minorites.htm [http://europa.eu.int/comm/education/policies/lang/languages/langmin/euromosaic/fr7_fr.html Etude européenne sur l'occitan en France]
- Monaco : le français est la seule langue officielle. L’occitan est parlé par 15 % de la population (recensement 1988).
- Espagne : l’occitan a un statut officiel dans le Val d’Aran, en Catalogne. [http://europa.eu.int/comm/education/policies/lang/languages/langmin/euromosaic/es7_fr.html Etude européenne sur l'occitan en Espagne]
- Italie : l’occitan vient d’obtenir un statut qui prévoit une normalisation comme celle qui existe dans le Val d'Aran. Mais il faut encore attendre que les lois d’application se mettent en place. La constitution précise, comme en France, que « La langue de la République est l’italien ». Le parlement italien a adopté en 1999 une loi destinée aux minorités linguistiques du pays: loi du 15 décembre 1999, n° 482, « Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche storiche », en français: « Normes en matière de protection des minorités linguistiques historiques ». L’article 2 de la loi est explicite, car il énumère les minorités touchées par la loi : y sont compris les Occitans et les Catalans.En vertu de l’article 6 de la Constitution et en harmonie avec les principes généraux établis par les organisations européennes et internationales, la République protège la langue et la culture des populations albanaise, catalane, germanique, grecque, slovène et croate, et de celles qui parlent le français, le franco-provençal, le frioulan, le ladin, l’occitan et le sarde.
[http://europa.eu.int/comm/education/policies/lang/languages/langmin/euromosaic/it10_fr.html Etude européenne sur l'occitan en Italie]

Utilisation

Un sondage montre que 80 % des occitans interrogés (locuteurs ou pas de la langue) sont favorables à l’enseignement de l’occitan. Cependant le nombre de postes offerts par l’administration est très en deçà des besoins exprimés. Les deux tiers des sondés considèrent que la langue est plutôt sur le déclin. Le déclin est aussi souligné par les institutions européennes, ainsi que l’UNESCO. Les dialectes occitans sont classés en situation de danger important ou très important de disparition. Ce déclin est peut-être l'explication au fait que seulement 5 % de la population occitanophone active transmette sa langue à ses descendants (France). Ce taux de transmission est très faible, bien qu'il soit meilleur que pour d'autres langues régionales de France (ex : breton, francoprovençal,...). A ce rythme, l'occitan sera probablement dans la situation sociale de l'irlandais dans une ou deux générations, c'est-à-dire qu'il subsistera un nombre encore notable de personnes occitanophones, mais les locuteurs de l'occitan seront isolés au sein d'un large territoire linguistique occitan. Cependant dernièrement, une jeune génération qui se ré-occitanise est apparue. Elle n’a plus honte de parler le « patois ». Cette génération est principalement d’origine rurale, ou issue de milieux cultivés ayant effectué des études supérieures. Certaines régions (Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, et dans une moindre mesure, Provence-Alpes-Côte d'Azur) ont développé une politique en faveur de la langue et de la culture d'oc. Cela consiste à donner des aides pour l’enseignement, les mouvements culturels, les publications, à soutenir les émissions de télévision en occitan (magazines, journaux d’informations, web-tv) et à favoriser l’emploi public de l’occitan. Dans les autres régions occitanes françaises, les actions sont pratiquement à un niveau nul. La réalité occitane est une part constitutive de la culture européenne. Elle est reconnue et étudiée comme telle dans les universités étrangères : en Allemagne, aux États-Unis, en Scandinavie, au Japon même... L’occitan est étudié dans des universités du monde entier dans le cadre des études des langues romanes. En Catalogne espagnole, l’apprentissage de l’occitan est possible à l’école (y compris hors de la zone occitanophone). En France, elle a été longtemps refoulée par l’école, elle commence à être reconnue dans l’enseignement officiel : cours d’occitan en options ou bilinguisme des écoles calandretas. Même le gouvernement français, dans son rapport de 1998 sur les langues régionales, reconnaît aujourd’hui, que « l’occitan se caractérise par son extension géographique, de loin la plus importante ramenée au territoire français, et par une production culturelle -en particulier littéraire- au prestige certain, à la fois très ancienne et vivace ».

Développements récents

En février 2004, le gouvernement a diminué le nombre de recrutement de professeurs enseignant l'occitan (diplômés du CAPES d'occitan). Cette diminution est la conséquence d'une réduction budgétaire. Le nombre de postes de CAPES d’occitan était de dix-sept (plus un en école privée) en 2002, treize en 2003 et sera de quatre postes pour 2004. Remy Pech, président de l’Université Toulouse le Mirail a déclaré que c’est « en totale contradiction avec les objectifs de la décentralisation républicaine annoncée par le gouvernement ». Le Parti occitan considère que c’est « une liquidation programmée de l’enseignement de l’occitan ». Alain Rainal de la Fédération des enseignants de langue et culture d’oc (FELCO) parle de liquidation de l’enseignement de l’occitan et donc de liquidation de la langue occitane. En effet, les postes de CAPES diminuent de 30% en moyenne; le CAPES d’occitan diminue, lui, de 71%. Selon lui, le gouvernement demande plus de solidarité aux plus pauvres, et demande moins aux plus riches. Il rajoute que les langues et cultures régionales, c’est quelque chose de très important, un patrimoine inestimable. Donc cela mérite de ne pas être baissé, mais au moins d’être laissé au niveau d’avant. M. Rainal rajoute : que cette nouvelle est inquiétante pour l’enseignement de l’occitan bilingue ou trilingue. Les parents d’élèves savent qu’il y a une possibilité de valoriser professionnellement cette connaissance acquise. Le nombre de postes au concours se réduisant, il faudra passer un concours pour seulement quatre postes. Cela crée une grande difficulté et n’accorde que peu de perspectives professionnelles ([http://perso.wanadoo.fr/jean-michel.espinasse/creo-mp/index.html Bilans concernant la langue occitane et les revendications du « Centre Regionau dels Ensenhaires d’Occitan » (CREO)].
- mars 2004 : Occitan lenga e cultura olímpica Les prochains jeux olympiques d’hiver 2006 se dérouleront entre autres dans les vallées occitanes d’Italie. Actuellement la « Chambra d’Òc » ainsi que les institutions politiques de la province de Turin, les communautés de montagne (Val Pelis, Val Cluson, auta val Susa) et la commune de Bardonecha demandent, en vain, que l’occitan fasse partie des langues officielles des jeux. Il y aura de toute façon des manifestations publiques comme la présentation du festival de Rodez par exemple. Pour plus d’informations sur l’occitan dans la province de Turin : http://www.provincia.torino.it/cultura/minoranze
- mars 2004 : Journal TV en occitan La BTV (Barcelona Televisió) diffuse chaque semaine un journal télévisé en occitan appelé « Inf’òc ». Ces émissions de la télévision catalane sont tantôt en gascon, tantôt en languedocien. La zone de diffusion couvre Barcelone, bien entendu, mais aussi Girona, Sant Cugat, Mataró
- juillet 2004 : Terminologie occitane et catalane commune Les catalans et les occitans travailleront ensemble sur la terminologie. C’est ce qui a été décidé en juillet lors d’une réunion dans le Val d’Aran. Une convention sera passée entre l’Institut d’Estudis Catalans, l’Institut d’Estudis Occitans, le Conseil Général d’Aran et Termcat pour publier des lexiques en 2005. Quatre lexiques seront créés dans les domaines des mathématiques, de la biologie, de l’écologie, de l’internet et de la téléphonie mobile. Termcat (organisme chargé de travailler sur la terminologie du catalan) a proposé de mettre son travail à disposition. En effet, 90% du lexique catalan est directement applicable à l’occitan. Ces lexiques, et ceux qui suivront, seront particulièrement utiles aux enseignants : de l’école primaire jusqu’au lycée, et même au-delà.
- mars 2005 : Nouveau statut pour le Val d’Aran Le Conseil Général d’Aran a demandé un nouveau statut à la région de Catalogne en Espagne. Ce statut lui permettrait d’avoir des compétences propres afin de négocier des accords avec les régions occitanes de France. De plus, le Conseil Général gérerait lui-même les actions concernant la langue et la culture aranaises. Par ailleurs, une demande de co-officialité de l’occitan et du catalan dans toute la région a été formulée. Ceci aurait pour conséquence de faire reconnaître l’occitan comme une des langues officielles de l’Espagne. Le 30 septembre 2005, le parlement catalan a adopté à la majorité absolue le projet de nouveau statut d’autonomie de la Catalogne. Le nouveau statut reconnait dans son article 9.5 l’officialité (dans toute la Catalogne) de "la langue occitane, dite aranès dans le Val d’Aran". Il ne reste que l’aval de Madrid pour que ce statut devienne loi. Cela ne sera pas aisé, certains politiciens espagnols considérant que le nouveau statut est un pas vers la division de l’État et qu’il n’est donc pas conforme à la constitution.

Voir aussi

Liens internes


- grammaire occitane
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues romanes
      -
  - groupe occitano-roman :Mais aussi :
- Poitevin-saintongeais
- Provençal
- Catalan
- Liste_des_langues_par_nombre_total_de_locuteurs
- cathares
- Occitanie

Liens externes


- Le Cap'òc : Unité d'animation pédagogique en occitan
- Dictionnaires
  - [http://oc.wiktionary.org Oiquiccionari] projet de dictionnaire occitan universel (dans toutes les langues) de la fondation Wikimedia
  - Dictionnaire occitan/français et cours : http://www.dobl-oc.com/
  - [http://freelang.com/dictionnaire/occitan.html Dictionnaire Freelang] Dictionnaire occitan-français/français-occitan
- Cours d'occitan : http://occitanet.free.fr
- Conjugaison occitane : http://www.verbix.com/languages/occitan.shtml
- Web-tv occitane : http://www.oc-tv.net
- Radios occitanes : http://www.radiolengadoc.com, http://www.radio-pais.com, http://www.radio-occitania.com/
- La guida de la ràdio : http://laguidadelaradio.free.fr/
- L'enseignement des langues régionales dans l'académie de Bordeaux : http://crdp.ac-bordeaux.fr/langues/
- m

Gentilé

:: Pour les gentilés du monde : voir à Gentilés et pour ceux de ce seul pays à Gentilés de France. ----

Définition

Un gentilé ou ethnonyme (voire démonyme peut-être à la façon de l'anglais) est le mot désignant les habitants d’un lieu, un pays, un continent, une région, une province, ou une identité nationale ou ethnique, etc. Il est parfois très différent du toponyme qui est un nom propre (invariable en français). Le gentilé est la dénomination des habitants d’un lieu par rapport à ce lieu. Pour les populations migrantes comme les Roms ou Tsiganes par exemple on emploiera donc un terme tel que ethnonyme ou ethnique de préférence à celui de gentilé, puisqu’il est difficile de leur attacher un lieu géographique significatif et que le terme désigne plutôt une origine ethnique. Donc :
- un gentilé est synonyme de nom d'habitants et
- un ethnonyme est synonyme de nom de peuple. On trouve aussi un ethnique pour un gentilé ou un ethnonyme, ce terme étant aussi utilisé comme adjectif : « nom ethnique », « adjectif ethnique » ou « appellation ethnique » (chez André Rolland de Denus).

Usage des gentilés

Rappelons que selon les conventions typographiques du français : # le nom d'habitant ou gentilé (qui est un substantif) prend la majuscule, # l'adjectif correspondant au gentilé prend la minuscule, # le nom de langue (ou glottonyme) prend aussi la minuscule. Exemples :
- « Les Français ont répandu partout le bon goût français. »
- « J'apprends le français. » Cela permet même de distinguer : # « un savant allemand » qui est un savant de nationalité allemande, # « un savant Allemand », c'est-à-dire un Allemand qui sait beaucoup de choses : dans ce cas on fait la liaison (c'est-à-dire que l'on prononce, mais légèrement, le t de l’adjectif savant). L'adjectif est identique au gentilé à la majuscule près ; le cas suivant est peut-être unique :
- « Les Suissesses ne portent que des montres suisses. » (On évitera de suivre, dans l'usage courant, les écrivains et autres fins connaisseurs de la langue française qui doutent qu'ils faille mettre une majuscule aux gentilés et écrivent parfois : « Les français ont répandu partout le bon goût français. ») On prendra garde aux adjectifs composés en tête de phrase ou de titre (ils ne prennent qu'une seule majuscule) comme dans l’exemple :
- « Tarn-et-garonnaise est mon âme, tarn-et-garonnais est mon cœur, s'écria le Tarn-et-Garonnais en songeant à son Tarn-et-Garonne natal. » Souvent on peut utiliser l'adjectif aussi bien que le gentilé : « Je suis français » est tout aussi correct que « Je suis Français ». Ces règles peuvent différer selon les langues : # L’anglais emploie la majuscule dans les trois cas, si bien que a French letter se dit en français une capote anglaise. # L’espagnol emploie la minuscule dans les trois cas (recommandations de l'Académie royale espagnole). L'usage a pu du reste changer dans le temps et l'on peut observer des chassés-croisés entre le russe et la français à propos des majuscules. Il arrive que le gentilé perde sa majuscule lorqu'il finit par désigner simplement un type humain :
- suisse (suisse d'église par exemple) parce que l'on recrutait souvent des gardes en Suisse autrefois,
- les lesbiennes ne se confondent pas exactement avec les habitantes de Lesbos,
- sybarite fait référence aux habitants de l'antique Sybaris,
- depuis 1945 la classe politique française se réparti entre atlantistes plaçant leur confiance dans l'OTAN et européens (avec minuscule) partisans de la construction europénne. Pour les villes-centres ont prendra l'exemple suivant : un habitant d'Orléans est un Orléanais, la région dont Orléans est le centre s'appelle l'Orléanais (à comprendre pays orléanais) : les habitants de l'Orléanais sont aussi appelés les Orléanais tout comme ceux de la seule Orléans ; le français n'a jamais développé à des surcomposés du type
-
-aisien
ou
-
-oisien
. Les cas où le gentilé ou l'adjectif correspondant désigne autre chose qu'un type humain ne pose guère de difficulté pratique et prend aussi la minuscule :
- danois (ou dogue allemand) désigne une race de chien,
  - (exemple : « Le danois du Danois aboyait sans cesse. »)
- percheron désigne une race de cheval,
- le parmesan est un fromage...

Historique

Le terme gentilé est attesté en français dès 1752 et vient du latin gentile nomen qui correspond au nom de famille chez les Romains (par exemple Julius dans : Caius Julius Caesar, nom latin de Jules César). L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot indique (en 1757) : « GENTILÉ, s. m. [...] Le gentilé d’un seul homme peut être de trois manières & de trois sortes de dénominations : le gentilé, par exemple, du peintre Jean Rothénamer est Allemand, Bavarois et Munichien ; Allemand signifie qu'il est d’Allemagne; Bavarois, qu’il est du cercle de Bavière ; & Munichien [on dit Munichois aujourd’hui], qu’il est de Munich. » Le mot gentilé est inconnu du TLFi mais bien documenté dans les divers dictionnaires Robert. Le terme gentilé :
- paraît un peu désuet aujourd’hui en France,
- mais a été recommandé par l’Office de la Langue française (devenu l’Office québécois de la langue française ou OQLF depuis lors) du Québec le 5 février 1982 (comme équivalent de l’anglais name of inhabitants ou gentilic).

Étude de la formation des gentilés et toponymes

Si la science des toponymes ou noms de lieux est la toponymie, la science des anthroponymes ou noms de personnes est l'anthroponymie, il n’existe pas de terme consacré pour celles des gentilés (certains suggèrent démonymie), ce qui correspond peut-être à un manque d’intérêt. André Rolland de Denus fait figure de « précurseur » dans l’étude des gentilés. Parmi les grands ancêtres on citera Étienne de Byzance et ses Ethnika. Un gentilé est souvent cité au masculin pluriel. Plutôt que de recourir à des parenthèses pour signaler les différences de nombre et de genre (parenthèses qui défigurent les mots et sont d'une interprétation parfois difficiles par un collégien ou un étranger), on procèdera par énumération dans l'ordre suivant :
- masculin singulier, masculin pluriel, féminin singulier, féminin pluriel Les suffixes formateurs de gentilés les plus courants sont en français :
- -ais(e)(s) pour les villes (Bayonne : Bayonnais) mais aussi pour les pays (Taiwan : Taïwanais, France : Français)
- -ois(e)(s) un peu vieilli, et surtout pour les villes (Amiens : Amiénois) et villages les plus anciens. Il est très vigoureux au Québec, où il représente plus de la moitié des gentilés.
- -ien(ne)(s) ou -éen(ne)(s) surtout pour les pays (Italie : Italiens mais aussi Paris : Parisiens)
- -ain(e)(s) ou -in(e)(s) surtout pour les villes et quartiers D’autres suffixes plus rares sont rencontrés :
- -ic(s) / -ique(s) : un peu savant, mais consacré dans certains gentilés d’usage courant.
- -eau(x) / -elle(s)
- -eux / -euse(s) : parfois argotique
- -(i)ot(e)(s) ou -(i)at(e)(s), le i étant supprimé s'il suit un autre i semi-voyelle
- -on(ne)(s) ou -an(e)(s)
- -ou(se)(s) : suffixe vieilli, conservé par l’usage historique.
- -ard(e)(s) ou -art(e)(s) : vieilli, et parfois employé de façon irrespectueuse ou argotique au lieu d’un autre suffixe usuel (par exemple : Savoyards)
- -toque(s) ou -loque(s) : le plus souvent populaire et argotique
- -iche(s) : le plus souvent populaire et argotique au lieu d’un autre suffixe usuel, en référence au gentilé correspondant en anglais. Quand le toponyme se termine par le suffixe -ie, le plus souvent, ce suffixe est souvent supprimé si le gentilé obtenu se termine par un des suffixes ci-dessus, ou converti en -ien(ne)(s) si cela crée une ambiguité de sens. Les gentilés correspondant à des toponymes composés sont le plus souvent irrégulier en français,souvent assez éloigné du toponyme (même s'il peut rester une origine historique commune). Il n'y a pas de règle établie pour leur formation, même pour les toponymes courant commençant par Saint- ou Sainte- (cet élément n’est souvent pas représenté dans le gentilé), mais l’article initial préfixant certains toponymes est pratiquement toujours ignoré dans le gentilé (par exemple, La Rochelle : Rochelais). Les racines de toponymes contenant des prénoms (souvent très anciens et internationaux) sont souvent dérivés en gentilés français à l’aide d’anciennes racines latines, grecques ou issues d'autres langues. Les gentilés français issus de toponymes composés sont le plus souvent contractés en un terme non composé, après élimination des articles internes et réduction des autres racines.

Voir aussi

Liens internes


- Gentilés pour la liste de tous les gentilés du monde en partant des États.

Liens externes


- Wiktionnaire Catégorie:Gentilés

Europe centrale

L'Europe centrale est la région de l'Europe située entre l'Europe de l'Est et l'Europe de l'Ouest. Les pays généralement considérés comme faisant partie de l'Europe centrale sont la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie (tout au moins la Transylvanie), et la Slovénie. La Croatie se considère elle aussi comme un pays d'Europe centrale, même si elle est parfois considérée comme balkanique. La Bulgarie est comprise dans les Balkans. Tous ces pays appartiennent aux PECO (Europe centrale et orientale) Ce terme est à rapprocher dEurope médiane, qui veut traduire avec plus de précision l'allemand Mitteleuropa, qui inclut l'Allemagne et l'Autriche, éventuellement la Suisse et le Liechtenstein, voire le nord de l'Italie.

Liens externes


- [http://www.centreurope.org CentrEurope.org] - Actualités, informations, adresses et liens pour les pays d'Europe centrale
- [http://szabad.free.fr/phpbb/ Forum Libre.com L'air] sur la Hongrie et l'Europe centrale
- [http://wikitravel.org/fr/article/Europe_centrale Europe centrale sur Wikitravel] Catégorie:Géographie de l'Europe ja:中央ヨーロッパ ko:중앙유럽


Auvergne

La région Auvergne (Auvernha en occitan) est d'une part une province historique et d'autre part une région région administrative du centre sud de la France dans le Massif central. Ses habitants sont les Auvergnats. Le chef-lieu de la région administrative d'Auvergne est Clermont-Ferrand, également capitale historique des provinces d'Auvergne.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Auvergne L'Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes dont Vercingétorix était le roi au moment de l'invasion romaine. Un des hauts lieux historiques d'Auvergne est Gergovie où Vercingétorix battit Jules César en 52 avant Jésus-Christ. Au V siècle, Sidoine Apollinaire, noble arverne, fournit un témoignage sur l'Auvergne de la fin de l'Antiquité. Au VII siècle l'Auvergne est disputée entre Francs et Aquitains. Conquis par les Carolingiens il est intégré un temps au royaume d'Aquitaine. les comtes d'Auvergne, les Guilhemides vont lentement acquérir leur autonomie. Au X siècle l'Auvergne fait l'objet de la rivalité entre les comtes de Poitiers et de Toulouse. Au Moyen Âge, l'Auvergne était morcelée en quatre domaines féodaux :
- le comté d'Auvergne (titre créé vers 980) ;
- le comté épiscopal de Clermont (apparu parallèlement, en une sorte de contre-pouvoir) ;
- le comté de Clermont-Ferrand, issu vers 1155 d'une scission intervenue à la suite de l'usurpation des droits du jeune comte légitime. Ce comté deviendra formellement, en 1302, le Dauphiné d'Auvergne ;
- la Terre royale d'Auvergne érigée en 1360 en duché d'Auvergne. L'Auvergne fut intégrée tour à tour aux apanages d'Alphonse de Poitiers (1241-1271) et de Jean de Berry (1360-1416). Pendant la guerre de Cent Ans l'Auvergne subit de nombreux raids et ravages, dont la révolte des Tuchins. En 1424, l'Auvergne passe à la branche de Bourbon de la maison de France. En 1531, avec la trahison du connétable Charles III de Bourbon, l'Auvergne passe par héritage à Catherine de Médicis avant d'entrer dans le domaine royal. En 1790, la province historique disparait comme entité administrative. Plus tard, à partir de la Quatrième République, la France se dote de nouvelles structures intermédiaires entre l'échelon départemental et l'échelon national, ces entités deviennent officiellement à partir de 1972 des régions. La région administrative Auvergne, très différente de l'ancienne province, est alors constituée de quatre départements
- Allier
- Cantal
- Haute-Loire
- Puy-de-Dôme L'Allier correspond grosso modo à la province historique du Bourbonnais, La Haute-Loire inclut le Velay de l'ancienne province du Languedoc. La région recouvre également une partie des terres du Lyonnais. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vichy fut le siège du gouvernement de l'État français.

Administration

Article détaillé : Conseil régional d'Auvergne

Géographie

La région administrative Auvergne couvre quatre départements, tandis que l'Auvergne historique correspond à peu près à une zone couvrant les départements du Cantal, du Puy-de-Dôme et une petite partie du département de Haute-Loire. La ville principale d'Auvergne est Clermont-Ferrand, dont l'aire urbaine, avec plus de 400 000 habitants, rassemble presque un tiers de la population régionale. C